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Bien se nourrir

Bien se nourrir est devenu une préoccupation majeure. Pour certains cela devient une obsession, pour d’autres c’est un souci, voilà qui est dommage.
Car manger c’est plus que se nourrir, c’est-à-dire assurer des besoins nutritionnels. C’est aussi, se réjouir, se réunir et donc partager un moment avec d’autres. C’est pourquoi nous mangeons à table, à un moment donné, le temps d’un repas.
Notre condition humaine est celle d’un omnivore. Il nous faut donc manger de tout et apprendre dès l’enfance à lutter contre la néophobie (peur du nouveau) alimentaire qui est un instinct de prudence.
C’est l’apprentissage en famille et les habitudes culinaires familiales qui éveilleront ou non la curiosité gustative de l’enfant.
De même que s’habiller c’est plus que se vêtir, manger c’est plus que se nourrir. Pour satisfaire ses exigences alimentaires quotidiennes, l’homme doit répondre à ses besoins nutritionnels, psycho-affectifs, et relationnels.
Pour y parvenir, nul besoin de règles complexes, ésotériques, punitives ou sophistiquées. Gare aux modes alimentaires qui fleurissent comme des diktats (jeûne, nomadfood, végétalisme, interdits divers...).

Trois repères simples suffiront :

  • Il n’y a pas de mauvais aliment sinon il ne s’agit pas d’un aliment. Seuls les excès sont nocifs, d’où une nécessaire modération.
  • Il n’y a pas d’aliment parfait, seul le lait maternel l’est. D’où l’importance d’une alimentation reposant sur la variété.
  • Il n’y a pas d’aliment indispensable, seuls les nutriments qui le composent le sont. La palette des denrées comestibles pour combler les apports nutritionnels est immense de par le monde.

L’homme est un mangeur, social, intermittent et omnivore. Ainsi il répond à sa nature.
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Surpoids et obésité

Au moment où se tient la deuxième édition de la Journée Européenne contre l’Obésité, rappelons quelques évidences que le bon sens appelle à prendre en considération. D’abord que cette journée ne vise pas à stigmatiser davantage les personnes obèses mais qu’elle contribue à les aider à faire face à un handicap à la fois sanitaire, psychologique et social. Tous les acteurs du corps sociétal – et pas seulement les professionnels de santé – doivent être mobilisés pour faciliter leur vie aussi bien que pour concourir à la prévention de la prise de poids.

 

Ensuite quelques points, entre autres, d’importance majeure :

  • Les risques pour la santé sont multiples mais variables selon les individus en fonction de très nombreux critères ; les objectifs et les moyens à mettre en oeuvre ne peuvent être les mêmes pour tous et une analyse de chaque situation individuelle est nécessaire.
  • Il est inutile et parfois dangereux de chercher à perdre du poids pour des raisons « cosmétiques » s’il n’y a pas de vraie surcharge pondérale et pas de raison médicale de le faire – éviter d’en prendre davantage reste le plus souvent l’objectif le plus adapté.
  • Dès qu’il atteint une certaine importance l’excès de tissu adipeux est en partie irréversible, le poids perdu sera repris surtout si la perte a été importante : une réduction du poids modérée mais durable est utile pour la santé même si le poids reste loin d’un « idéal » médical et social.
  • Le contrôle du poids demeure fondé pour la plupart des sujets sur une alimentation diversifiée, raisonnable, n’excluant ni le plaisir ni la convivialité, se méfiant des régimes de toutes sortes, sur la pratique d’une activité physique modérée mais régulière et sur la diminution des activités sédentaires.

A l’organisation sociétale d’en faciliter l’accès aux citoyens, qu’ils soient génétiquement prédisposés ou non.

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